Minimalisme, 2 documentaires qui font réagir

Quelques jours ont passé depuis que j’ai visionné le documentaire « The Minimalists : Less is Now » et je ne m’en suis toujours pas remise !

Flashback. Il y a deux ans, j’avais vu le premier opus de Joshua Field Millburn et Ryan Nicodemus, « Minimalism, a documentary about important things« , qui m’avait déjà beaucoup frappée, sans pour autant modifier mes habitudes. Il commence par cette phrase édifiante :

Notre vie est en partie vécue dans un brouillard d’automatismes. On passe tellement de temps à courir après le succès matériel, mais rien ne nous satisfait jamais. On devient obsédé par le matériel, tellement que ça nous rend malheureux.

Dan Harris

Dans ce premier documentaire, on suit le parcours des deux créateurs du site The Minimalists, qui après une enfance particulièrement difficile pour chacun d’entre eux – mêlant pauvreté, divorce et parents drogués – ont choisi la voie du succès à l’Américaine. Gros salaires, grosses voitures, grosses dépenses.

J’avais tout ce que je voulais. j’avais tout ce que je devais avoir. Tout le monde disait que j’avais du succès. Mais j’étais malheureux. Il y avait un vide dans ma vie. J’ai donc tenté de remplir ce vide comme le font bien des gens, avec des tonnes d’objets. Je remplissais le vide avec des achats. Je dépensais mon argent plus vite que je le gagnais, afin d’acheter mon bonheur. Je pensais y arriver un jour. Un jour, le bonheur finirait bien par se pointer.

Ryan Nicodemus

Les deux Américains travaillent tous les deux dans la même entreprise. Ryan finit par réaliser qu’il est malheureux, malgré son salaire et sa façon de le dépenser. Joshua, lui, trouve l’épanouissement dans ce qui est alors une nouvelle tendance : le minimalisme.

Ce premier documentaire interroge des sociologues, des économistes mais aussi des personnes qui ont choisi la voie du minimalisme et ce qu’elle leur apporte.

Less is Now

Ce n’est pourtant pas ce documentaire qui m’a le plus marquée. Ce n’était pas le bon moment pour moi, même si j’ai été particulièrement sensible au discours… Qui ne le serait pas d’ailleurs ?

  • Tout le monde est d’accord pour dire que les choses importent moins que les personnes qu’on aime, n’est-ce pas ?
  • Qui peut valider les folies du Black Friday à l’Américaine, vous savez ces scènes où des centaines de gens se précipitent, se bousculent et se piétinent pour acheter un frigo à -70% ?
  • Qui peut juger une femme qui décide de solder ses prêts en tous genres pour vivre en couple dans une Tiny House et profiter de la vie… au lieu de passer ses journées dans un bureau de 2m2 pour payer ses traites et les objets qu’elle s’offre pour compenser ?

Vous l’aurez compris : ce documentaire, c’est finalement du bon sens, et cela ne m’avait pas échappé lors de ce premier visionnage.

Il y a trois jours, on a donc décidé de regarder la suite « The Minimalists : Less is Now« . Autant vous le dire tout de suite : le premier documentaire est bien meilleur ! Car dans ce second opus, on s’attarde longuement sur la vie et l’enfance des deux Minimalistes et malgré toute la sympathie que je peux avoir pour eux, cela m’a très peu intéressée. Mais plus le documentaire avançait, plus je réalisais la valeur que j’accorde aux objets, à la déco, aux vêtements, à mon téléphone.

Quand 2020 sonne à la porte des matérialistes

Ces valeurs matérialistes m’ont toujours rassurées. J’adore acheter. J’adore faire du shopping. J’adore être entourée de belles choses et les changer souvent. Je suis une vraie enfant des années 80. Mais 2020 est passée par là et a changé ma façon de percevoir mon environnement.

2020 a aussi réduit pour certains d’entre nous l’espoir d’une vie plus riche d’objets, de voitures, de maisons… tout simplement parce que nous avons été incroyablement affaiblis économiquement, en tant que société mais aussi en tant qu’individus.

Mes valeurs refuges, mes chers achats, mes chers objets, m’ont laissée tomber : non seulement ils ont échouée à me rendre plus heureuse en 2020 mais en plus ils se sont avérés encombrant, désuets et parfois même ridicules. Et c’est pour ça que ce documentaire a finalement fait écho en moi.

Le challenge

Nous avons donc décidé de suivre le challenge Less is Now, une introduction en douceur au minimalisme.

L’idée est de se débarrasser (en jetant, donnant, vendant ou recyclant) un objet le premier jour, deux objets le second jour, trois objets le troisième jour et ainsi de suite pendant un mois. L’idée est bien sûr ensuite de se contenter de l’essentiel et non de racheter les objets compulsivement une fois la maison « vidée » du superflu. Il s’agit donc aussi d’une introduction a une vie plus « slow ».

Jour 1 = 1 objet

Jour 2 = 2 objets

Jour 3 = 3 objets

Jour 4 = 4 objets

Etc.

Est-ce que le minimalisme est une tendance qui vous touche, qui vous intéresse ? N’hésitez pas à m’en parler en commentaires !

Publié par

Blogueuse, modeuse et maman, sur mon blog et sur Instagram

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